Territoires du Cameroun – Voies de communication
- Référence
- 8299
- Année
- 1933
- Lieu d'édition
- Paris / Yaoundé
Grande et rare carte du Cameroun, datée de 1933, probablement la première carte publiée par l’administration coloniale française. Elle indique les différentes voies de communication, y compris les chemins de fer, les routes (tant pour toute saison que pour la saison sèche), les pistes d’atterrissage, les stations de radiotélégraphie et les tronçons navigables pour les croiseurs et navires de guerre, ainsi que pour les petits baleiniers et pirogues. À bien des égards, elle peut être considérée comme un précurseur de la «Carte Générale», plus détaillée et de plus grand format que notre exemplaire, publiée en 1936 par le même René Bugniet. Cette carte fut publiée 20 ans après la conquête du Kamerun allemand par les forces anglo-françaises. En 1922, la Société des Nations divisa officiellement le pays entre les deux nations, attribuant quatre cinquièmes à la France et le reste, limitrophe du Nigeria au nord, au Royaume-Uni. La priorité de l’administration coloniale était de compléter le réseau ferroviaire entamé par les Allemands, dont l’ajout du tronçon Eseka-Yaoundé. Une fois celui-ci achevé, en 1927, l’administration française transféra sa capitale de Douala à Yaoundé, ville située à 750 mètres d’altitude, qui offrait un climat plus favorable par son altitude et son éloignement de la côte. Cette carte fut commandée par Paul Bonnecarrère, gouverneur du territoire de septembre 1932 à 1934. Achevée le 1er février 1933, elle suggère que l’un de ses premiers actes comme gouverneur fut d’établir une carte actualisée des voies de communication pour mieux gérer le territoire. La carte fut publiée à Paris par Dorel, une imprimerie qui breveta une technique semblable à la photocopie moderne, «Les Procédés Dorel», dont elle prit le nom. Cela suggère que l’administration coloniale avait probablement l’intention d’imprimer la carte en un nombre limité d’exemplaires. Rareté : à ce jour nous n’avons trouvé cette carte dans aucun catalogue de marchands ni de maisons de ventes aux enchères. Il n’y a que trois exemplaires répertoriés dans WorldCat (aucun dans le catalogue de la BnF, ni en France).