El puerto de El Callao, en el mar Pacyfyco, o de el sur. Con las costas ymmediatas a el de Barlovento y Sotavento, Yslas y arrecifes que se comprehenden y la sonda numerada en Brazas. Levantado de orden del rey nuestro señor año de 1744.
- Référence
- 3445
- Année
- 1748
- Lieu d'édition
- Madrid
- Dimensions
- 24,4 × 36,4 cm
Carte du port de Callao, au Pérou, et de la baie. Les éléments cartographiques comprennent la rose des vents, des détails topographiques et l’échelle. Dans le coin inférieur droit se trouve la légende où sont énumérés les lieux (ports, plages, villages, etc.) identifiés par des lettres sur la carte. La lettre H indique l’emplacement de la ville de Lima, capitale du Pérou. Callao fut et reste le plus grand port du Pérou. Il fut fondé en 1537 et fut le principal port pour le commerce espagnol dans le Pacifique, gérant les exportations du Pérou, de la Bolivie et de l’Argentine. En 1746, un tsunami provoqué par un tremblement de terre le détruisit. Vers 1732, des désaccords persistaient quant à la forme de la planète, raison pour laquelle l’Académie des sciences de France, avec le financement du roi Louis XV, entreprit deux expéditions (l’une dans l’Arctique et l’autre dans la zone équatoriale dans la vice-royauté du Pérou) dont l’objectif consista à réaliser la mesure de la longueur d’un degré de méridien terrestre pour trancher cette controverse. Ainsi, en 1735 fut établie la Mission géodésique française pour vérifier la mesure et la forme de la Terre, expédition scientifique dirigée par Pierre Bouguer et qui, en Équateur, compta sur la participation de deux figures éminentes des Lumières scientifiques espagnoles : les marins Antonio de Ulloa et Jorge Juan de Santacilia. À Guayaquil, ils établirent la base de leurs observations consistant en la triangulation géodésique, procédé qui ne fut pas simple en raison des conditions climatiques et physiques de cette région équatoriale. À ces difficultés s’ajoutèrent les disputes entre les académiciens français qui accompagnèrent cette expédition, ainsi que les méfiances qu’ils suscitèrent parmi la population indigène et les autorités locales. Pour ces raisons, les tâches de mesure finirent par s’étendre sur une période comprise entre les années 1736 et 1744. En 1740, Juan et Ulloa durent interrompre leurs observations scientifiques car le vice-roi les convoqua au service pour défendre les côtes du Pacifique, principalement Guayaquil et El Callao, face aux attaques du commodore anglais George Anson. Les deux marins patrouillèrent les côtes du Chili, circonstance qu’ils mirent à profit pour réaliser des mesures et observations, et lever des plans des côtes, baies et villes par lesquelles ils passèrent. De retour en Espagne en 1748, les deux marins publièrent conjointement la Relación histórica del viaje a la América Meridional, ouvrage en quatre tomes rédigé par Ulloa qui couvrait des informations sur l’histoire, la politique, la géographie et l’ethnographie de la vice-royauté ; ainsi que les Observaciones Astronómicas y Phisicas hechas en los Reinos del Perú, rédigées par Jorge Juan, où sont recueillis les résultats scientifiques de la mesure de la Terre. Ces résultats, comparés à ceux obtenus par l’expédition française dans l’Arctique, confirmèrent que la Terre est un géoïde aplati aux zones polaires.